vendredi 15 janvier 2016

Se réhabituer à la France




Aujourd'hui c'est un jour un peu spécial. Cela fait presque 1 mois que notre aventure en Afrique s'est terminée, et nous avons enfin récupéré nos "51 cartons+ 2 malles".
Le retour s'est fait tout en douceur, puisque nous sommes arrivés durant les fêtes de fin d'année, ce qui nous a donné l'impression d'être simplement en vacances.  Se sont enchainés les retrouvailles, les repas en famille, les promenades dans une jolie ambiance de Noël, bien loin de la chaleur et des cocotiers. Les premiers jours, emmitouflés dans nos manteaux nous nous etonnons encore lorsque les gens nous disent" il fait doux cet hiver, 14 degrés en decembre, tu te rends comptes!". Nous on se rend surtout compte qu'on se les caille, car normalement pendant cette période nous somme en tongues et tshirt, en train de régler la clim pour pas suer comme des gorets...

Imagine mon état lorsque ce matin j'ai emmené ma fille à l'école alors qu'il faisait 1 degré dehors...


mardi 1 décembre 2015

[Expatriation] Voilà... c'est fini.


Pardon pour ce titre un peu nul, je n'avais que celui la en tête (Coucou Jean-Louis!). Ca sonne un peu tristounet mais dans le fond y'a pas de quoi sortir un paquet de kleenex... En fait, c'est juste qu'on s'en va. Oui, oui, après 6 ans d'expatriation, dont 5 sur le continent africain, nous rentrons...chez nous... en France.
L'annonce fut assez brutale, même si dans le fond on s'y attendait, un peu. Une baffe quand même. Pourtant, il n'y a rien de dramatique en soi puisque l'amoureux a un travail qui l'attend à Paris (toujours pour la même société), et nous y avons également notre appartement, donc bon...

Ceci dit, j'ai la trouille. Enfin, pas vraiment la trouille, mais j'appréhende en quelques sortes ce retour à la vie française ... Six ans d'expatriation, c'est peut être pas grand chose pour certains, mais du haut de mes 28 ans j'ai l'impression que cela représente une grosse partie de ma vie. Six ans, et trois pays. Six ans, un mariage, un bébé. Six ans et deux jobs complètement différents.  Oui mais voilà, c'est fini. Dans quelques jours, c'est le grand départ.

Sur le coup,  j'ai trouvé cela injuste... en un peu plus d'an au Congo j'avais appris un nouveau métier, et en plus de cela, j'étais sur le point de participer à un projet artistique absolument passionnant, un rêve de gosse... et puis il a fallu tout lâcher, comme ça, du jour au lendemain, parce qu'on s'en va. Dur.
Dur aussi pour notre fille, âgée de 3 ans, qui pense que nous rentrons simplement pour les vacances. Mais non, il a fallu lui expliquer qu'on ne reviendrait pas, qu'elle allait devoir dire au revoir à sa maitresse et ses petits camarades,  en plein milieu de l'année scolaire.

D'un autre côté je suis aussi contente de rentrer. Oui, oui, pour de vrai. Et heureusement d'ailleurs. J'aime trop Paris. J'aime trop ma famille. J'aime trop la bonne bouffe... Je sais qu'il va falloir retrouver nos repères, et qu'au début ça va nous faire vraiment drôle (t'as deja entendu parler du choc culturel inversé?), mais le fait de savoir que nous y avons déjà notre cocon, et un entourage qui déchire, alors ça ne pourra que bien se passer. Je nous fait confiance.

Mais le plus dingue, dans cette affaire, c'est  que pour la toute première fois depuis plusieurs années nous nous sommes posé des questions sur notre sécurité... en France. Les attentats du 13 Novembre m'ont bouleversée évidemment, et c'est rien de le dire... Après avoir vécu au Nigeria qui compte parmis les pays les plus "dangereux" ( terrorisme, kidnapping, banditisme ect...), puis au Congo (nous traversons actuellement une période de tension politique qui a fait quelques morts en octobre), c'est finalement lorsque nous sommes sur le point de rentrer chez nous, qu'on réalise que le drame peut nous tomber dessus à tout moment... C'est franchement bizarre, mais d'un autre côté je n'ai pas envie d'entrer dans la psychose. Nous avons toujours su garder notre calme et relativiser durant ces années en Afrique, même lorsque nous avions frôlé le rapatriement d'urgence (je pense par exemple aux quelques enlèvements qui ont eu lieu à proximité de Lagos, et à l'épisode des Oil Subsidy Strikes en 2012... gloups), alors pas question de flipper à Paname.

Je voulais tout de même terminer ce billet sur 2 notes très positives. La première c'est qu'il y a une raison bien précise pour laquelle je me réjouie vraiment  de rentrer au bercail; mais par "superstition" j'en parlerai certainement un peu plus tard, dans un prochain billet :-).
La deuxième, c'est qu'on ne rentre pas de façon définitive. Nous le voyons plutôt comme un break dans notre aventure d'expats. Nous savons d'avance que nous repartirons. Peut être dans un an, si tout va bien (Allez un pari sur le prochain pays?) . Fingers crossed, puisqu'on a bien trop la bougeotte pour rester au pays du fromage qui pue, même si on l'aime bien hein...




mardi 22 septembre 2015

L'Afrique t'apprendra la patience (ou pas)


source

Bonjour Bonjour!!

Aujourd'hui je vais te parler du temps, non pas de la météo (tes amis facebook s'en chargent déjà assez bien hin hin hin ) mais de la notion du temps en Afrique et particulièrement ici au Congo

Un jour j'ai lu sur un forum, l'expression " Le blanc a la montre, le noir a le temps". On dit que les français sont trop pressés, qu'ils courent tout le temps dans tous les sens. C'est sûrement vrai, puisque depuis que nous sommes expatriés en Afrique, je sens bien que le rythme n'est pas le même. Ici nous sommes bien loin de nos vies à l'occidentale, à 200kms/heure, et remplies de stress. Enfin, ça dépend pour qui hein, on va pas faire de généralités.
 Mais tu as peut être déjà entendu parler, par exemple, du fameux quart d'heure africain, qui signifie que si t'as un RDV, la personne arrivera  avec 15 minutes de retard... Et bien oui, en Afrique, on apprend à ATTENDRE et à avoir de la patience.