lundi 5 mai 2014

Femmes d'expat: Mode de vie, mode d'emploi...

Lorsqu'on s'expatrie en couple ou en famille, on retrouve souvent un schéma dans lequel, la femme suit son compagnon, qui s'est vu proposé un contrat "allechant" au dela des frontières françaises.

Même si l'idée que l'on se fait de la femme d'expat a évolué au fil des années, cette position reste encore assez floue, entre l'image de la femme "chanceuse " partie au bout du monde ou de la femme "malheureuse"dans sa cage dorée, vivant dans l'ombre de son mari.

 Après diverses discussions avec d'autres femmes d'expats, d'ici ou d'ailleurs, ainsi qu'une micro enquête auprès de quelques forumeuses, et bien sur en me basant aussi sur ma propre experience, j'ai décidé de pondre (avec amour )  un article sur ces femmes qui ont TOUT plaqué pour faire un bout de chemin à l'etranger avec leur amoureux.

Bon alors être femme d'expat c'est quoi, c'est comment, et pourquoi?



Des femmes "privilégiées", parfois "enviées" parfois "critiquées"

     Une de mes voisines, originaire d'Europe de l'est m'a confié un jour" Je n'ai pas à me plaindre, je mène la belle vie ici, c'est le luxe, avant je bossais dans les assurances mais la vie était difficile chez moi..."


Parce qu'être femme d'expat c'est à la fois tout reprendre à zéro, mais aussi (parfois) avoir un meilleur niveau de vie.              


Carole, 27 ans, Doha

"A la base, nous devions partir en Guyane. Mais l'opportunité du Qatar s'est présentée. Réaction de la famille et des amis : contents pour nous, ils savent que nos décisions sont bien réfléchies et non pas faites sur un coup de tête. Une aventure de dingue, beaucoup trouvent ça fou de tout lâcher et de partir loin. Mais ils savent que ce sont des opportunités qu'il ne faut pas laisser passer. Nos enfants vivent une expérience exceptionnelle, nous aussi."

Silvia, 38 ans, une italienne aux Etats-unis:
"Il y a ceux qui en ont souffert, ceux qui m'ont enviée et ceux qui m'ont prise pour une courageuse/folle car ils n'auraient jamais eu le courage de tout quitter"

Une vie pleine de privilèges,  tant au niveau de l'expérience que cela apporte mais aussi d'un point de vu matériel. L'expatriation est donc un choix qui a plutôt tendance à  étonner puis à rassurer l'entourage. Pour beaucoup c'est une alternative face à la situation économique actuelle, pour d'autres c'est tout simplement un mode de vie qui leur plaît. 
Bien sur d'une compagnie à une autre les conditions d'expatriations ne sont pas les mêmes, mais la plupart du temps les modes de vie sont plutôt agreables, et forcement quand ca semble trop facile aux yeux des gens il y a aussi des critiques, et elles sont parfois fondées je vous l'accorde, mais seulement PARFOIS.

  Mais quels sont ces clichés et d'ou viennent-ils?


  • Les femmes d'expat sont communautaires: Il y a effectivement  quelques femmes, refusant de trop se mêler à une autre culture, pour une raison ou une autre, et qui se sentent plus rassurées de rester uniquement entre copines expats. Faut être honnête, c'est mal vu par les locaux et les autres expats. Evidemment, chacun son choix, personnellement je ne pense pas que ce soit l'attitude idéale à adopter à l'étranger, car chaque culture est enrichissante. Mais, mais, mais... il faut savoir aussi que dans certains pays il est parfois difficile de fréquenter les locaux, soit,  rien ne nous empêche de continuer à rester ouvertes afin de ne pas non plus mettre de barrières de notre côté. 
  • Les femmes d'expats sont bling bling et matérialistes
          Car OUI  la femme d'expat bling bling existe, même si elles ne sont pas bien nombreuses. Certaines vont jusqu'à se lancer dans une sorte de compétition entre "femmes de...".
Une compétition paraît-il palpable ici en Afrique, où pour certaines c'est le concours de la plus belle robe de soirée, du plus gros appartement ou de la réception la plus prestigieuse.
C'est vrai qu'au premier abord quand vous réalisez "la chance" que vous avez, votre enthousiasme peut vous faire pousser des ailes et susciter de la jalousie. Mais une fois sur place il vaut mieux jouer la carte de la discrétion afin de préserver sa santé mentale, et éviter le crêpage de chignon entre "Madames".
Chez nous le bling bling, on le réserve pour les belles occasions en famille ou entre amis lorsqu'on rentre en France... mais ici on opte plutôt pour les ambiances bières locales et barbecue autour de la piscine.
  • Les femmes d'expat sont des "princesses":  Il est vrai que selon le pays d'expatriation, et selon le poste occupé par Monsieur, certaines femmes d'expats donnent l'impression de mener une vie de princesse, gâtée pourrie, ou tout semble tellement facile. 
         Une vie rythmée par des soirées tantôt relax tantôt mondaines, des vacances de rêves, une grosse villa, des activités pas trop fatigantes, une voiture de fonction à un prix honteusement élevé ect ect... 
Ce que j'en pense? C'est que toutes les femmes d'expats ne mènent pas absolument pas ce genre de vie, on a pas toutes autant de privilèges, et pour celles qui ont plus de chances que d'autres, je dirais simplement, que c'est une excellente chose et qu'il faut  profiter à fond  tout en gardant les pieds sur Terre. 
Car il y a bien un jour où tout cela s'arrête, et parfois le retour en métropole peut s'avérer TRÈS dur. On m'a déjà parlé de cas de certaines dames, pétant carrément un plomb lors de leur retour en France.

Bah oui au pays du fromage qui pue les gens n'en n'ont rien à cirer du statu social de votre mari, et encore moins des états d'âmes d'une "big Madam" comme on dirait ici à Lagos. 




  • Les femmes d'expats s'ennuient: C'est certain qu'après avoir poser les valises, il y  toute une "vie" à reconstruire, et SEULE puisque Monsieur est au travail. Il y a des femmes qui trouvent rapidement de quoi s'occuper et se font vite un cercle d'amies, pendant que d'autres vont tourner en rond un peu plus longtemps.
           Le temps d'adaptation diffère d'une femme à une autre. Mais en général ce n'est pas si compliqué de trouver ses marques et d'avoir quelque chose à faire, qui corresponde à ce qu'on aime, et qui s'adapte à notre nouvel environnement.

Voici quelques profils types de femmes d'expat Lagosiennes
           Il y a la femme d'expat qui choisi d'être femme au foyer, tout en privilegiant pas mal de temps pour s'occuper d'elle même. Sorties, sport collectif, shopping, hobbies, fiesta ect...

 Il y a la femme d'expat qui profite de cette occasion, pour faire le point sur elle-même et se lancer dans un projet personnel, ou une reconversion professionnelle,  qu'elle n'aurait pu faire dans un contexte plus "normal".
Il y a la femme d'expat qui choisit de reprendre ses études, des cours de langue ou une petite formation à distance, ce qui lui laisse également pas mal de temps pour se chouchouter.

Mais il y aussi la femme d'expat qui choisit de travailler, que ce soit a mi-temps ou a plein-temps, puisqu'elle en éprouve le besoin pour son épanouissement personnel.



Carole, 27 ans, Doha
"Avant de partir, l'amoureux a cherché si il y avait un réseau d'expatriés français. Il y a une association. Nous savions que nous serions adhérents avant même d'être arrivés. Depuis, je suis adhérente, mais je fais aussi partie du bureau de l'association. Nous organisons plein d'évènements, et je suis coordinatrice d'un groupe de rencontre de parents.Très rapidement, j'ai rencontré plein de gens (et beaucoup de femmes et mamans).
Se sont créées des amitiés. Nous nous voyons très souvent, nous rencontrons des amis d'amis etc... Resto, balades, activités, journées dans le désert, barbecues... What else ?"



Alors oui effectivement, les femmes d'expat ne sont pas à plaindre, bien au contraire... mais ce choix de vie a aussi son lot de misère. Etre une "Madame" abroad, c'est pas non plus la fête du slip tous les jours, et cela peu importe le continent.

Des femmes reduites au statu de "femme de..."?

              En faisant le choix de suivre son homme, nombreuses sont celles qui luttent contre ce sentiment de n'être rien de plus que "la femme d'untel" aux yeux du reste du monde.
 Le plus difficile etant pour celles qui avaient une totale independance, ou des projets bien precis avant l'expatriation.

Christine, Lagos
"Les femmes d'expats d'aujourdhui ne sont pas comme celles d'hier, à l'epoque on était  presque toutes mères au foyer, rare etaient celles qui avaient des diplômes... Maintenant c'est diffèrent  les jeunes femmes ont des diplômes et de l'ambition et elles ont envie de s'epanouir autrement"

Vicky, une québécoise en Suisse
 "J'ai sacrifié ma carrière , on m'avait offert un poste dans mon domaine. J'ai en quelque sorte sacrifier ma vie de famille, j'ai quitté mes parents , frère , sœur, oncle et tante pour vivre la bas , mais à mes yeux c'était  moindre car j'allais fonder une famille avec mon conjoint .   Ma famille et mon entourage ont trouvé et trouvent toujours cela difficile , il ont eu peur car j'allais me retrouver seule [...]" 

 Suivre son mari au bout du monde pour SA carriere, implique de nombreux sacrifices pour une femme, on met entre parenthèses nos plans perso, on quitte amis/et famille pour UN HOMME, certaines quittent meme un super job pour les beaux yeux du cheri...parce que avoir des projets de couple c'est aussi accepter de faire des concessions.

Toutefois même si le choix est assumé, devenir "femme de" est une chose délicate.  Il suffit de regarder sur internet, le nombre grandissant de sites ou d'articles ayant en gros pour thème " la femme d'expat doit developper ses compétences,  et ne pas vivre dans l'ombre de son mari, et j'en passe"...


 Il y a des femmes pour qui le fait d'être catégorisée de "femme de..."  ne pose pas de problème car les choses sont parfaitement claires dans leur têtes.
Puis il y a celles qui prennent bien trop à coeur   ce rôle, comme si c'etait LE rôle de leur vie, donnant l'impression qu'elles ont oublié qu'un jour elles étaient des femmes à part entiere...
 Elles se sentent  obligées de mentionner le nom de l'entreprise de leur mari dès qu'elles se presentent, et de demander le poste occupé par le tiens avant même que tu lui dises ce que TOI tu fais dans la vie.

C'est comme si en France ton mec est chef de rayon dans un supermarché, puis tu croises quelqu'un et tu lui dis "bonjour  moi c'est Sandrine..CARREFOUR". Et toi?
D'un côté je peux comprendre ce genre de comportement parce qu'il y a des femmes qui trouvent un interet particulier  à cotoyer celles dont le mari bosse avec le sien, mais d'un autre côté je ne peux pas m'empecher de trouver cela complètement  bizarre de devoir glisser le job de son mari à l'instant même où on se présente.

Evidemment je tiens à preciser que ces dames sont minoritaires, et ne sont absoulemt pas representatives de la communauté de femmes d'expat. Pour ma part, En 3 ans j'ai surtout rencontré des femmes ouvertes d'esprit, drôles et sympathiques, qui parlaient d'autres choses que du boulot de leur mari. 



Les UPs and DOWNs emotionels:

       Il y aussi ce yo-yo, ou montagnes russes emotionelles qu'experimentent une grande partie des femmes d'expat: On passe par l'euphorie et la joie de mener une nouvelle vie, puis la tristesse liée à la perte de repères et à l'eloignement de son entourage, le choc des cultures, les remises en questions et enfin l'acceptation et l'epanouissement.
Notre vie et nos plans sont chamboulés, il est donc normal de passer par plusieurs phases avant de trouver une certaine stabilité.









Vicky

"Malgré le bonheur que j'ai de vivre ma vie avec mon conjoint et mon fils , j'ai parfois le mal du pays , j'adore le Québec , je suis fière d'être québécoise et j'adore quand on le remarque en Suisse. Ma famille me manque , la vie au Québec me manque. Cependant , je suis tout de même heureuse dans mon nouveau pays d'accueil , je croit seulement qu'il me faudra encore un certain temps d'adaptation"

Il est aussi important de noter que vivre à l'étranger, aussi exotique soit le pays d'accueil, ne signifie pas être en mode touriste toute l'année, les orteils en éventail au bord de l'eau.

 La vie dans un pays qu'on ne connait pas, ça demande beaucoup d'effort, beaucoup d'adapation,  l'apprentissage ou le perfectionnement d'une langue etrangere, beaucoup de patience face à l'isolement durant les premiers temps,  et surtout un mental d'acier parce qu'ici, rien ne fonctionne comme en France, et il n'y a pas la famille et les amis proches pour vous filer un coup de main dans vos galères.

C'est aussi pour cela que ça forge, donc tout est bon à prendre, le bon comme le mauvais, les bonnes surprises comme les deceptions. Et je rejoins cette formule qui dit qu'on ressort toujours grandit d'une expérience à l'etranger.

Silvia, 38 ans
"Je pensais pouvoir realiser l'American dream et trouver un magnific job aux US et j'ai été bien déçue.  Discrimination vis à vis des visas temporaires, la langue, pas de connaissances et de reseau, non reconnaissance de certaines études etc...sans oublier les salaires pas du tout à la hauteur des competences et du travail et enfin refus de renouveller le permis de travail...j'en ai souffert au depart et ensuite je me suis adaptée à cette vie plus centrée sur mon fils et sur moi-même. Mes journées sont rythmées par les heures de sport et d'écriture".

En bref, la femme d'expat actuelle, peu importe la vie qu'elle mène, on peut dire qu'elle a effectivement de la chance, car partir,  c'est une aubaine même pour le "conjoint accompagnateur".
Toutefois c'est aussi une femme qui vise un epanouissement personnel et qui ne se contente évidemment pas de vivre  à travers le statut social de son mari, meme si la carrière de ce dernier reste une priorité dans l'esprit du couple, car après tout c'est lui qui fait fait vivre la tribu.

Pour conclure, je dirai qu'être  femme d'expat ça se prépare un peu, et surtout il faut garder dans un petit coin de sa tête les choses suivantes:

  1. On doit accepter ces ups and downs emotionels, cela fait partie du processus lorsqu'on tourne une page, pour en réécrire une autre en terre inconnue. 
  2. Il ne faut pas se fier aux remarques   de ceux qui n'ont aucune idée de la vie qu'on mène, ni même des étapes par lesquelles on est passé pour en arriver la. Chacune devrait gérer son quotidien comme bon lui semble et ajuster ses besoins selon l'environnement dans lequel elle se trouve, du moment qu'il y a un equilibre dans la famille, c'est le plus important.  
  3. Il faut se recentrer sur soi même. Ecouter ses desirs, ses emotions. Faire le brainstorming pour un  projet qui nous tient vraiment à coeur, qu'il soit professionnel, artistique ou autre.  Faire les choses qu'on ne peut  pas faire lorsque notre vie se resumait encore à metro boulot dodo. Vivre ailleurs, c'est aussi l'occasion de vivre autrement.
  4. "Derrière chaque grand homme, il y a une femme", il est toujours bien de soutenir, conseiller,  encourager  l'amoureux pour qu'il continue à aller de l'avant, parce que travailler à l' étranger c'est aussi parfois difficile pour lui. 
  "Seul on avance plus vite, à deux on avance plus loin..." l'expatriation en couple est donc un travail d'équipe, quand à Monsieur il doit en faire de même avec sa moitié. 






12 commentaires:

  1. Bonjour Fafa!
    Tu as bien balayé tous les clichés ;-). Tu m'as convaincu que l'on peut rencontrer des gens très intéressants et variés. En espérant qu'il y aura bientôt un peu plus de mari d'expat!
    A très bientôt

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    1. Salut Laure!
      Il y a dejà des mari d'expat hehe, sauf qu'ils sont bien plus rares, mais ils existent! Merci pour ton commentaire, à bientôt!

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  2. J'ai beaucoup aimé ton article, et je te remercie de ce travail de recherche et de témoignage. Lorsque j'étais en Ouzbékistan, sans être mariée, j'avais suivie mon futur mari alors qu'il étudiait là bas, et ce n'était pas forcément évident de me positionner. Je faisais des études à distance, mais pourtant, aux yeux des proches, j'avais la sensation d'être jugée, d'avoir à me justifier. Personnellement, je pense que l'accomplissement d'une vie passe par les choix et les préférences de chacune. Si une femme se sent mieux à suivre son époux, et à redémarrer quelque chose d'autre, avec ou sans boulot, personne ne devrait lui coller des préjugés. Je serai très probablement amenée à le suivre à nouveau, et à m'adapter à de nouveaux pays. Du coup, j'ai fait un choix, je n'aurai très certainement pas une "carrière", ni un parcours "classique", mais je préfère être heureuse, fondée une famille, fusse au bout du monde :).

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire, contente que tu aies apprécié ce billet :-) eh oui il y a plusieurs façon de s'accomplir, même si certains chemins sont plus compliqués que d'autres, après il faut savoir ce que l'on veut vraiment dans la vie!

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  3. Et des monsieurs mari d'expat tu n'en as pas vu ?
    J'avoue avoir passé 4 jours dans un immeuble d'expat en Chine, ça donnait vraiment très envie comme vie. A 4h tout le monde autour du terrain de jeu (au pied de l'immeuble, à côté de la piscine privée) pour regarder les enfants jouaient et prendre le goûter. Après comme partout, ce n'est surement pas tout rose, mais sur le coup je me suis dit vraiment que j'étais idiote de bosser à Paris ^^

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    1. Non je n'ai pas vu d'hommes d'expat à Lagos hihi mais il y en a! C'est clair que pour la plupart des femmes d'expat on peut pas dire qu'elles mènent une vie difficile, perso malgré certaines contraintes je ne suis pas à plaindre. Il y a facilement plus de Up que de DOWN :-)

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  4. Super article! J'expérimente la vie d'exeat depuis un mois seulement et heureuse de voir que les up et down émotionnels, je ne suis pas la seule. Je ne regrette pas du tout mon choix mais bordel je n'avais pas du tout anticipé le mal du pays, tellement le projet m'emballait! Et pourtant! Je vais paraitre superficielle mais plein de détails liés à la nourriture me manquent. Belge d'origine, quelle émotion hier quand j'ai trouvé une gaufre de Liège à Doha!

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    1. Merci pour ton commentaire! Idem ici pour la nourriture, du coup quand on rentre en France on savoure chaque repas, on se fait vraiment plaisir hihi, du coup tu m'as donne envie de gaufres de Liège!!!

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  5. J'ai du mal à me sentir désolée pour les femmes d'expat. Quand toi tu es en train de travailler dur, en contrat local, elles ne manquent pas de te faire sentir leur supériorité… quand elles ne sont pas en train de monopoliser les postes de professeurs de FLE (je crois que tu donnes des cours aussi… non ?)

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    1. Bonjour Proserpine,

      Je suis desolee pour toi si tu as eu a faire a des femmes hautaines ou opportunistes, ça m'est arrivée aussi et cela même en France :-) .
      Je suis femme d'expat et pourtant j'ai bossé dans une école sous un contrat local, comme toi et comme beaucoup d'autres femmes d'expat ici, ce qui signifie beaucoup de boulot pour un salaire pas tellement excitant.
      Et c'est comme pour tout, on rencontre des personnes super, mais aussi des vipères.Trop de femmes dans un même endroit et il y a forcement de la compétition et des prises de becs c'est un fait, et pas qu'à l'étranger.

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  6. Oui bien sûr. J'ai eu affaire à des mamans, qui se permettaient de juger nos pratiques pédagogiques. Ca se passait très mal. De même, je suis en pleine recherche d'emploi, et ça me désole de voir autant de portes fermées à cause des femmes d'expat qui elles ont la capacité légale à travailler dans le pays mais aucune qualification. Mes huit ans d'études me rendent un peu amère :)

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    1. Je comprends tout a fait ton ressenti, et à ta place je serai aussi amère. Je pense que cela depend du pays aussi, je sais qu'a Lagos pour être un "vrai" prof il faut avoir les bons diplômes. pour ma part comme je n'avais aucune qualification dans l'enseignement ( j'etais dans le marketing avanr lol) donc je n'ai eu droit qu'au contrat local que j'ai accepte sans chichis evidemment ^^.

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